« UV400 » figure sur presque toutes les lunettes de soleil vendues aujourd'hui. Mais que garantit vraiment cette mention, comment la vérifier, et suffit-elle à bien protéger vos yeux ? Voici l'essentiel à savoir, sans jargon.
Que signifie UV400 ?
Les rayons ultraviolets (UV) sont invisibles et se divisent en trois familles : les UVC (100 à 280 nm), arrêtés par la couche d'ozone, les UVB (280 à 315 nm) et les UVA (315 à 400 nm), qui atteignent nos yeux. Un verre UV400 bloque l'ensemble des rayons dont la longueur d'onde est inférieure ou égale à 400 nanomètres : il filtre donc la totalité des UVA et des UVB.
Pourquoi protéger ses yeux des UV ?
Une exposition répétée aux UV sans protection est associée, selon les ophtalmologistes et l'Organisation mondiale de la santé, à plusieurs pathologies : kératite (le « coup de soleil » de l'œil, fréquent à la neige), cataracte, ptérygion, et elle est considérée comme un facteur de risque pour certaines atteintes de la rétine. Les effets sont cumulatifs au fil des années, d'où l'intérêt de se protéger tôt, y compris les enfants.
Les UV ne dépendent pas de la chaleur : ils sont présents par temps frais, et une bonne partie traverse les nuages légers. La neige, le sable et l'eau les réfléchissent et augmentent fortement l'exposition.
UV400 ne veut pas dire « verre foncé »
C'est la confusion la plus fréquente. La teinte du verre est mesurée par sa catégorie (de 0 à 4) et concerne le confort face à la luminosité. Le filtre UV, lui, est invisible : un verre clair peut être UV400, et un verre très sombre peut ne pas l'être. Or un verre foncé sans filtre UV est plus risqué que l'absence de lunettes, car la pupille se dilate derrière lui et laisse passer davantage d'UV.
UV400 et polarisé : quelle différence ?
Le filtre UV400 protège la santé de l'œil. La polarisation, elle, supprime les reflets éblouissants sur l'eau, la route ou la neige : elle améliore le confort et la netteté mais ne remplace pas le filtre UV. L'idéal pour la conduite et le bord de mer est de combiner les deux. Tout est détaillé dans notre article sur les verres polarisés.
Comment vérifier que vos lunettes sont bien protectrices
- Le marquage CE sur la branche : obligatoire pour toutes les lunettes de soleil vendues dans l'Union européenne.
- La mention de la catégorie (« cat. 3 », par exemple) et éventuellement « UV400 » ou « 100 % UV ».
- Le vendeur : privilégiez une marque ou un opticien identifiable, qui indique clairement ses caractéristiques.
- Le photomètre : en cas de doute, la plupart des opticiens peuvent mesurer gratuitement le filtrage UV de vos verres.
Méfiez-vous des lunettes vendues sans aucune information, sur les marchés ou les plages : l'absence de marquage est un signal d'alerte.
Faut-il payer cher pour être bien protégé ?
Non. Le prix d'une paire reflète surtout la marque, la matière de la monture et les finitions. Un filtre UV400 n'est pas un luxe : c'est un standard que l'on trouve à tous les prix. Ce qui fait la différence sur la durée, c'est plutôt la qualité de la monture (un acétate bien fini, des charnières renforcées) et le confort optique.
Nos lunettes de soleil, toutes UV400
Chez Myllem, chaque paire, quelle que soit la couleur de ses verres, est équipée d'un filtre UV400 qui bloque 100 % des UVA et UVB.
OskaLunettes de soleil noires et écaille · 33 €
NayaLunettes de soleil rondes verres bleus · 28 €
BerlinaLunettes de soleil rectangulaires transparentes · 34 €
DetroitLunettes de soleil verres orange · 26 €
Découvrez toute la collection homme et femme.
Les 3 points à retenir
- UV400 = 100 % des UVA et UVB filtrés : c'est le minimum à exiger.
- La teinte du verre n'indique pas la protection UV.
- Vérifiez toujours le marquage CE et la catégorie sur la branche.